Développement Personnel, psychothérapie, spiritualité, quels liens ?

Toutes ces approches déclenchent un travail sur soi constitué d’ouverture, d’assouplissement mental, de remise en cause de soi et de confrontation à autrui dans le but plus ou moins profond d’éroder l’orgueil et la souffrance, de permettre la connaissance approfondie de soi, l’affirmation de soi (assertivité), le mieux être et l’épanouissement de soi toujours dans la réalité de l’interdépendance à l’environnement.

 Le Développement Personnel s'adresse aux personnes qui vont bien et qui veulent s'améliorer, réduire les difficultés de la vie quotidienne, se remettre en question, mieux se connaître, croître, potentialiser leurs capacités, augmenter leurs qualités, leur bienveillance, leur flexibilité et leurs capacités d'adaptation aux situations. 

 La psychothérapie s'adresse aux personnes qui veulent résoudre des problèmes personnels, professionnels, familiaux ou souffrent de mal-être, d'anxiété récurrente ou d'angoisses répétitives, de difficultés relationnelles, de situations inachevées du passé ou de répétition de conduites d’échec ou d'événements malheureux.  A l’autre bout de ses compétences, elle est capable également de prendre en charge les personnes souffrant de maladies relevant de la psychiatrie.

 

         Le Développement Personnel et la psychothérapie ne permettent pas de tout résoudre mais de prendre conscience de bien des situations afin de nous permettre de vivre mieux notre vie toujours faite de joies et de peines, de plaisirs et de souffrances. Ils permettent de mieux se connaître, de mieux comprendre autrui et de mieux vivre avec soi et le monde.

Ces approches offrent des outils pour gérer le stress et le trac, pour soigner notre image personnelle, pour mieux diriger, pour s'exprimer en public avec plus de facilité, pour gagner en estime de soi, en affirmation et en confiance en soi. Il aide à déchiffrer le sens des rêves, des douleurs, des maux et des "mal à dit" car le corps et l'esprit ne font qu'un. Il concerne des sujets comme l'écoute, la sexualité, l'adaptation à l'environnement, le management, le couple, les enfants, le langage du corps, la santé, les ressentis, le toucher.

Elles s'articulent autour de la relation avec soi ou autrui, permettent de discerner l'origine des conflits, permettent à la relation interpersonnelle d'être plus agréable et plus efficace, qu'elle soit conjugale, parentale, sociale, professionnelle, commerciale ou familiale.

 

La spiritualité n’est pas faite du tout pour régler des problèmes, mais au contraire pour transformer ces problèmes incontournables et indispensables en cadeaux. Sans difficultés, peines, dangers et frustrations on ne pourrait progresser. Mais nous voulons souvent aller mieux sur une mer d'huile, attendre que les difficultés s'estompent pour pouvoir nous remettre en cause.

« Comment progresser malgré les marches de l’escalier ??? »

La spiritualité (la religion n'est pas mon propos), faite de philosophies essentiellement pragmatiques, permet de tout résoudre si un engagement total sur sa Voie est entretenu.

A hauteur de notre investissement, de notre patience, de notre travail, de notre compassion et de notre persévérance, elle nous récompense et nous libère totalement dans un délai qui va du moyen au très long terme. Mais l’important est le chemin et l’investissement sur celui-ci.

Nonobstant, elle est seulement une seconde étape car elle ne peut être que consécutive à un travail sur soi accompagné pour n’être pas fallacieuse et stérile.

De bonne foi, nombre de gens prônent la compassion, les prières et l’Amour ; mais ils se trompent car ils ne font que réciter ce qu’ils ont appris avec leur tête et n’ont pas assimilé, incarné, réalisé cet enseignement. Si bien qu’il peut dans ces conditions apparaître creux et souvent manipulatoire. A contrario, un oeil extérieur pourra déceler cette impasse.
Par ailleurs, si le développement personnel et la psychothérapie permettent de réparer et satisfaire le moi (l'ego), prérequis incontournable pour la spiritualité, cette dernière s'occupe plutôt de réviser les besoins du moi, de les amoindrir et de transcender ce dernier. 
C’est essentiellement pourquoi il faut avoir absolument réglé ses problèmes personnels et relationnels avant de se lancer en spiritualité.

 

Les psys et la spiritualité se complètent très bien. La Gestalt-Thérapie, en partie inspirée du Zen japonais, et les philosophies bouddhique, occidentale ou soufie semblent exprimer la même chose dans des langages différents. Toutefois, la spiritualité va plus loin dans la conception de soi, des autres, des phénomènes et du Monde. Pour cela, elle s'allie parfois avec la physique quantique.
Beaucoup de concepts bouddhiques ou védantiques sont repris dans plusieurs approches thérapiques. On peut citer les principaux que sont l'impermanence, l'interdépendance, le non-soi, la souffrance, l'impuissance, l'équanimité, l'Amour et la compassion. Ces termes ne sont compréhensibles qu'une fois clairement définis.

Mais il nous parait difficile d'aller très loin dans la spiritualité sans avoir effectué une psychothérapie destinée à confronter avec un professionnel, à renforcer l'estime de soi, l'affirmation de soi, la confiance
 et les modes de relations qu'entretient l'individu avec son entourage.

La psychothérapie est une activité destinée à régler ses problèmes, à renouer en Occident avec le ressenti et les émotions, à satisfaire ses besoins fondamentaux et à mieux se connaître.
La spiritualité est un mode de vie. Elle fait travailler la connaissance de soi et des phénomènes bien plus en profondeur. Elle veut supprimer toute forme de souffrance, permet de se relier à l'essentiel, à l'existence et à ce qui la fonde, au sens profond et incarné que nous voulons donner à notre vie. 

 

Conclusion - Dans ces trois approches que sont DP, psychothérapie et spiritualité, toutes les traditions, psychothérapies, religions et psychologies se rejoignent : on ne peut pas travailler sur soi seul(e) en lisant des livres ou en expérimentant des situations dans son coin. Il faut obligatoirement être accompagné par quelqu’un qui a la connaissance et le vécu du chemin sur lequel il vous accompagne, qu'il soit psychopraticien ou maître spirituel.

Je ne peux prétendre apporter à autrui ce que je n’ai pas reçu, ou amener quelqu’un là où je ne suis pas passé.

 Et toutes les traditions s’entendent pour dire que jamais aucun titre et aucun diplôme ne garantiront la qualité d’un psy ou d’un maître spirituel, même s'ils restent indispensables.
Vous devez donc vous référer à vous-même, à vos propres intuition et ressentis avant de vous engager sur le Chemin avec un accompagnant.  
La Voie commence par là.