Il y a deux sortes de pensées.
Les premières sont celles que nous façonnons nous-mêmes en vue d'une résolution de problèmes, comme il faut que j'aille faire des courses ce soir, ai-je de l'argent ? De quoi ai-je besoin ? Qu'est-ce qui me ferait plaisir ? Il ne faut pas que je dépense trop. Aurais-je le temps d'y aller ? etc.
Les secondes nous tombent dessus sans qu'on ne leur ait rien demandé. Elles sont en général désagréables, persécutantes, infantilisantes, castratrices et négatives souvent généralisantes ou projetées sur le passé ou l'avenir. Que je suis bête ! Que va-t-il penser ? Je n'y arriverai pas ! Cela va mal se passer et on va me causer des problèmes... Chaque fois que je le fais j'échoue. Je n'aurais pas du lui parler de cette façon, j'ai honte... Je suis en train d'aller voir mon patron, mais je n'ai pas rendez vous, il ne me recevra pas, ca ne va pas moi ?
Les premières sont constructrices, souvent partenariales et fertiles, les secondes sont névrotiques et incontrôlables, proviennent de l'ego et se font conflictuelles, stériles ou dévastatrices pour soi et autrui. Et elles conduisent à l'émergence soit de symptômes psychiques (agitation, anxiété, dépression, conduites addictives...) soit à des symptômes somatiques relevant de la prise de parole du corps. On appelle cette prise de parole Psychosomatique, somatisation ou "mal-à-dit".
Le célèbre médecin, scientifique Henri Laborit en parle savamment sur ce lien :
http://www.eric-brabant.net/rubrique,arrete-de-reflechir,1052091.html