! Ping pong relationnel...

 

Ping pong relationnel 
 

   

 Le ping pong relationnel est un des avatars de la communication.

Eduqués avec lui dès le biberon, nous en avons toutes et tous l'ample habitude, au travail comme dans la famille ou dans le couple.
Pourtant, c'est un poison redoutable, véitable cancer relationnnel qui agit à bas bruit, toujours de façon pernicieuse et fallacieuse, invisible, dans le double-fond de la relation.

On n'y prend pas garde au début, mais il finit toujours par se transformer par en dessous en ressentiment, culpabilité, honte ou culpabilisation.

Il permet à celui ou celle qui s'y livre de :

- ne pas écouter ni entendre l'autre ;

- prétendre avoir toujours raison ;

- renvoyer la balle avant de l'avoir saisie = donc s'inscrire dans un rapport de force et de dominance de l'autre et de la situation ;

- position de maîtrise et de contrôle, reliquat de la Toute-Puissance infantile observable à 4-5 ans avec l'apparition du "non", de l'opposition et de la manipulation de l'autre lors du stade anal.

- permet surtout de ne pas ressentir ni son corps ni ses émotions.

- permet donc de demeurer totalement faux ou fausse, ou du moins inauthentique et pas congruent(e). Donc permet de ne pas se laisser atteindre.

- permet enfin de ne pas entrer en vrai contact avec l'autre mais d'entretenir les jeux psychologiques tout en restant dans le registre du paraître.

- Ce refus de contact est donc une manière de rejeter l'autre.

- Permet en conséquence de ne pas se remettre en question, notamment en affrontant la responsabilité de ses peurs ;

=> Blocages de communication aboutissant systématiquement à des "Coups de théâtre" répétés maintenant l'individu dans son insatisfaction et surtout, son scénario : plan de vie inconscient que l'individu suit comme s'il lisait un scénario où tout serait écrit à l'avance et destiné à confirmer fermement ce que la personne sait inconsciemment d'elle.

- En termes d'analyse transactionnelle = exclusion totale de l'Enfant,  suprématie totalitaire du Parent/ego/persécuteur.