Psychosomatisations

Soulagement des maux et mal-à-dits 

Cette approche travaille au sujet des somatisations et psychosomatisations, elle n'est pas médicale, n'a pas visée de rééducation ou de réadaptation. Il ne s'agit pas ici de supprimer son traitement paramédical ou médicamenteux, mais au contraire de travailler en conjonction avec lui et de découvrir le Sens de nos maux.  En ce sens, la guerre entre médecine et psychologie pour des intérêts toujours personnels fait du patient la première victime de cette perversité de soins.
Nous somatisons tous et la somatisation n'a rien à voir avec une perturbation mentale de type "maladie imaginaire, hypocondrie, hystérie de conversion, etc."

Quoiqu'on en dise, depuis Platon, Hyppocrate, jusqu'aux dernières observations de la science moderne, en passant par Groddeck, Jung, Lowen, Laborit, et nombre de professeurs en médecine, notre corps exprime précisément les problèmes que notre tête ne veut ou ne sait pas voir. Il en est ainsi, même si cela ne plait pas à certaines corporations.

Il ne s'agit pas dans mon approche de discuter maladie, douleurs ou conséquences, mais plutôt de voir où le fonctionnement global de la personne aboutit à ce genre de perturbations. Les réussites de mes collaborations avec mes patients ont abouti à la réduction ou à la suppression de troubles émotionnels ou fonctionnels, parfois lésionnels.
Exemples de troubles émotionnels : palpitations, insomnies, bégaiement, poids ou barre sur l'estomac,  sentiment de constriction, signes du stress...

Lorsqu'ils ne trouvent pas Sens, les troubles émotionnels se convertissent en troubles fonctionnels : Malaises, contractures, paralysies, migraines et céphalées, dermatoses,  troubles du rythme cardiaque ou de la tension artérielle, troubles articulaires, vasculaires, dorsalgies, troubles digestifs ou du comportement alimentaire.

Lorsqu'ils ne trouvent pas sens, ces troubles fonctionnels s'aggravent en troubles lésionnels : dermatoses, tuberculoses, hypertension artérielle idiopathique, infarctus, sclérose en plaques, cancers, ulcères, maladies de longue durée et maladie auto immunes.

Depuis toujours, on cherche à nous faire croire que nos malheurs sont dus à l'environnement, c'est en grande partie souvent faux ! On peut toujours taper sur les symptômes à grands coups de traitements ou de médicaments, alors dans le meilleurs des cas, les symptômes ou syndromes se déplacent sournoisement comme si on appuyait sur une hernie placée sur une chambre à air.
Mieux vaut intervenir avant d'en arriver au lésionnel, non ?

« Il serait agréable de penser que la source de nos souffrances réside chez les autres ou, mieux encore, dans la société. En fait, l’origine des conflits est en chacun de nous. »    Pr. Maurice Tubiana, cancérologue, dirigeant le  centre anticancéreux de Villejuif.

 SOMATISATION ?

HISTORIQUE ET DEFINITIONS


« Il ne faut pas confondre la maladie avec la lésion qui n’en est que la révélation matérielle ou le résultat éventuel […] ». HIPPOCRATE – Corpus Hippocraticum.

« Tout symptôme est l’expression d’un conflit inconscient et la manifestation extérieure du retour du refoulé ».« Entre psyché et soma, il y a une frontière que mes successeurs devront explorer et dont ils devront découvrir les lois de fonctionnement ». FREUD

« Psycho-somatisme », est une notion datant d’Hippocrate. Les influences du « moral sur le physique » furent ensuite bien décrites par pléthore de médecins et philosophes tout au long de l’humanité, puis reprises par CABANIS, PINEL, ESQUIROL, médecins français en fin du XVIIIe siècle.

Le terme psychosomatique apparut en 1818 utilisé par un psychiatre allemand, HEINROTH, qui décrit une forme d’insomnie. En 1895, BREUER et FREUD relançaient le concept par la conversion somatique (conversion hystérique) en travaillant sur l’hystérie. Ils s‘aperçurent néanmoins que certains sujets non hystériques présentent les mêmes caractéristiques. En 1911, Walter B.CANNON (1871-1945) prouva que, par l’intermédiaire de voies nerveuses cortico-thalamiques (dans le cerveau), les émotions ont une répercussion directe sur la physiologie de l’organisme tout entier, y compris sur le système neurovégétatif qui règle l’homéostasie de l’individu.

C’est GRODDECK* que l’on reconnaît comme père de la psychosomatique et qui a écrit dans Le Livre du Ca en 1923 :

« Quand ca ne passe pas par la bouche il faut bien que ça passe ailleurs ».
« Serait-il tellement impossible que la température du corps, la fièvre puisse être déterminée psychiquement ? C’est certainement possible, car, pour l’inconscient, la séparation de l’âme et du corps n’existe pas ; selon ce qui lui paraît indiqué, il utilise une fois le corps et une autre fois l’âme ».
GRODDECK – La Maladie, l’art et le symbole.

Et le terme Psychosomatique revint aux Etats Unis, repris par Franz ALEXANDER* en 1930 (école de Chicago) puis par F.H. DUMBAR (école de New York), époque à laquelle on commençait à tenir compte des bénéfices inconscients de la maladie pour le sujet.
En 1940 aux Etats-Unis, Flanders. H. DUMBAR établissait des liens entre maladies et types de personnalité. Selon elle et les chercheurs de son équipe, « la structure de la personnalité fragilise une partie déterminée de l’organisme à l’agression externe et prépare le terrain de la somatisation ». Elle écrivit son ouvrage Le Diagnostic Psycho somatique en 1944.
A Chicago, ALEXANDER réfutait cette notion de profil de la personnalité mais, à partir de la névrose d’organe dont parlait FREUD, il a souligné une corrélation entre somatisations et types de conflits psychoémotionnels qu’il a appelé « constellation psychodynamique ». Il expliquait la somatisation par une affirmation toujours conservée par l’Ecole Psychanalytique de Paris. Elle serait liée à l’existence d’une stase énergétique pouvant siéger soit dans le psychisme et entraînant des troubles psychologiques, soit dans les organes et pouvant entraîner une névrose d’organe, parfois des lésions organiques ou fonctionnelles. ALEXANDER a cité : « la spécificité du trouble émotionnel engendre la spécificité du trouble organique fonctionnel, voire du dommage lésionnel ».

Chaque état émotionnel a son syndrome physiologique propre, conclut A. BECACHE.
En 1931, à l’instar d’HIPPOCRATE qui a établi une typologie de la personnalité selon quatre types, Claude SIGAUD institua une classification morphologique désignant les cérébraux, les digestifs, les musculaires et les respiratoires. Les somatisations des uns et des autres correspondant à leur type morphologique (les cérébraux affectionnant plutôt les maux de tête, les digestifs préférant les indigestions…).

En 1934, Wilhem REICH* immigra aux Etats-Unis. Il étudia le rapport entre le corps et l’esprit par l’intermédiaire de travaux sur la source des pulsions et de l’énergie psychique. Il parlait d’un « fonctionnement unitaire de l’organisme depuis les plus hauts sentiments psychiques jusqu’aux plus profondes réactions biologiques ».

Hans SELYE repris les travaux de CANNON et intervint à son tour en 1956 sur la notion de psychique-somatique avec sa notion nouvelle de Stress.

« La théorie psychosomatique, en France, a été élaborée en 1958 par un groupe de psychanalystes psychosomaticiens appartenant à la Société Psychanalytique de Paris, rassemblés sous le nom de l’Ecole de Paris […]. L’originalité de ces travaux repose sur une découverte fondamentale : le processus de somatisation apparaît lorsque le sujet n’est pas capable de traiter mentalement les contradictions qui pèsent sur lui ».
Yves RANTY (1994), Historique, dans Les Somatisations, p48. L’Harmattan, Paris.

En 1962, les Français MARTY et de M’UZAN ont décrit les traits caractéristiques des personnes qui somatisent sous le nom de pensée opératoire . Cela reste une thérorie de psychanalystes.

En 1972, s’ouvre l’Institut de Psychosomatique (IPSO), sous la direction des docteurs Pierre MARTY et Michel FAIN. La psychosomatisation y est distinguée de la conversion hystérique et de la névrose d’organe.
En 1973, P.E. SIFNEOS (Etats-Unis) introduit une autre explication, cette fois neurologique, par le concept de personnalité alexithymique* : les personnes sont tendues, incapables d’identifier leurs émotions et éprouvent de grandes difficultés relationnelles. Très pragmatiques, elles ont une vie fantasmatique très pauvre. L’étiologie alexithymique consisterait en l’absence de liaison entre le cerveau émotionnel (limbique) et le cerveau rationnel et analytique (néocortex) impliquant une stimulation à outrance du système neurovégétatif et pouvant entraîner la survenue de troubles somatiques.

« Des études cliniques, effectuées sur des malades dont on a pu établir tous les antécédents biographiques, ont montré l’existence d’un rapport chronologique entre l’évolution de leur maladie et les événements retentissant sur leur vie affective. La situation qui précipite le sujet dans la maladie revêt pour ce malade une signification affective particulière, parce qu’elle est liée à son passé ou à une problématique conflictuelle non résolue. C’est en raison de ces liens qu’elle a pour lui un effet de stress ». -
(A.BECACHE– Psychologie Pathologique, p219 – Abrégés Masson).

Le professeur Henri LABORIT parle d’un affaiblissement de l’organisme :
« Nos idées noires font marcher notre hypothalamus qui déclenche la sécrétion d’une hormone, laquelle libère à son tour de la cortisone. Or la cortisone, si elle a le pouvoir de soulager nos douleurs, peut aussi dilater nos vaisseaux sanguins et détruire notre système immunitaire. Nous voilà ouverts à la prolifération de n’importe quelle maladie : ulcère, pneumonie, cancer ».
En 1980, la notion de pensée opératoire* fut remplacée par celle de « vie opératoire ». Cette vie serait liée à une dépression sans objet ni culpabilité (dite essentielle), sans plus aucun désir ni plaisir, cherchant à souligner la suprématie des comportements sur la pensée réelle ou pauvrement onirique.

A l’instar de F. DOLTO qui à dit que la cause des symptômes et des maladies pouvait être élucidée par la psychanalyse*, la psychanalyste Claude HALMOS cite : « En électricité, si un fusible saute, après l’avoir changé, l’on va chercher l’origine de sa panne…comme derrière tout symptôme il y a une raison qui produit ce symptôme, la psychanalyse consiste à chercher l’origine de « la panne » du sujet en souffrance ».



En 1981, un médecin allemand, Ryke Geerd HAMER se lance dans une démarche consistant à scientifiquement démontrer les corrélations entre psychisme et cancer (loi d'Airain du cancer), puis en 1987, après observation de 10 000 cas, entre psychisme et toute maladie. Inutile de préciser que ses recherches attirent les foudres de la médecine conventionnelle organiciste.
En 1994 il écrit un livre : La médecine nouvelle, « la quintessence », les 5 lois biologiques de la Médecine nouvelle.

"La vérification de la médecine nouvelle est très facile à réaliser. Déjà de nombreux médecins et professeurs en Europe et au delà reconnaissent qu'elle repose sur des critères des plus scientifiques et n'hésitent pas à appose leur signature aux protocoles de vérification."
Ryke Geerd Hamer, La médecine nouvelle, p327

« Le Dr Ryke Geerd Hamer, médecin allemand, père de la "Médecine nouvelle" et auteur du Fondement d'une médecine nouvelle, qui, dans le sillage du médecin autrichien Georg GRODDECK, du Pr. Hans SEYLE, du PR. Henri Laborit, du Dr Michel ODENT, du Dr Franz ALEXANDER, du Dr Carl SIMONTON et d'autres, a démontré scientifiquement la nature psychosomatique des maladies en et a bâti la théorie vérifiée au scanner. »
Richard Sünder, Médecine du mal, médecine des mots, p6.

Le docteur Claude SABBAH prend sa suite en 1985 en y rajoutant des apports psychogénéalogiques nouveaux et appelle sa théorie Biologie totale, Christian FLECHE (Infirmier et psychothérapeute en PNL) écrit en 2000 Mon corps pour me guérir (Abord biologique) et Décodage biologique des maladies. De nombreux médecins orthodoxes emboîtent le pas.
Richard SÜNDER, pansémioticien et psychothérapeute en psychobiologie ou psychosomaticien se fait le porte-parole de ce courant et de ses recherches personnelles. Il vient d'écrire un livre très complet cité Médecine du mal, médecine des mots.


Mon livre est bourré de citations de grands médecins ou chirurgiens orthodoxes que vous connaissez tous et qui corroborent ces théories.

Eric Brabant (2003) Le corps et l'Esprit ne font qu'un. Le toucher face au langage de la mal-à-dit. Ed Natcom.


Texte protégé, déposé à la Société des Gens de Lettres,Paris.