Qu'est ce que la méditation ?

Méditation et pleine conscience

La méditation, cela n'existe pas. Il existe Des méditations. Assises ou actives, yeux ouverts ou fermés, pratiquées dans la nature ou dans un dojô, qu'elles se taisent et observent ou visualisent, chantent des mantras ou des pratiques, elles sont toutes tirées d'une philosophie propre à la région qui les a vues naître et visent chacune un but spécifique allant de la connaissance de soi à la rééquilibration énergétique.

Avant de vous lancer dans un cours ou une formation, précisez, si possible, votre problème et vos motivations et questionnez votre instructeur. Si vos motivations sont absconsses, lancez-vous et ressentez, puis restez ou allez essayer un autre style de méditation.

Quelle que soit son approche, elle sera toujours bénéfique en nous propulsant davantage dans le corps que dans la mentalisation.

 


MEDITATION EN PLEINE CONSCIENCE, mindfulness

MEDITATION TIBETAINE

MEDITATIONS ACTIVES

MEDITATIONS ASSISES

SAMATHA VIPASSANA

VIPASSANA THERAVADA

VIPASSANA MAHAYANA


 

Tout le monde semble employer ce terme à sa manière, des particuliers aux professeurs de Bien-être.

Or méditer, ce n'est pas :

 
- se relaxer ;
- s'éteindre...
- ne rien faire ;

- penser ni cogiter ;
- Bayer aux corneilles ;
- un travail ou un défi ;
- écouter de la musique ;
- imaginer des eldorados ;
- ruminer ou intellectualiser ;
- analyser ou se prendre la tête ;

- chanter ou réciter des mantras ;
- débattre d'un sujet dans sa tête ;
- penser à des situations idylliques ;
- supporter stoiquement la douleur ;
- combattre farouchement pour ne pas penser ;
 
- lutter avec ardeur pour vivre autre chose que ce que l'on vit. 

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          " La méditation est une qualité de relation à ce qui est ici. De ce point de vue, le cheminement spirituel dans sa dimension intérieure et la pratique de la méditation ne sont qu’une seule et même chose, c’est à dire à chaque instant la relation juste à ce qui est là. Il n’y a pas d’autre pratique de la méditation. Par contre, cette relation juste à la situation présente étant difficile à trouver spontanément, un apprentissage est nécessaire qui est la pratique assise, entendu qu’il s’agit d’une situation privilégiée, d’un tremplin pour la méditation dans l’action qui est cette relation, cette qualité d’être de chaque instant. Donc, de ce point de vue, il faut méditer, il ne faut que méditer et le faire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La méditation est l’expérience authentique de la vie."

Lama Denys dans "Dialogue à deux voies" (avec Arnaud Desjardins) Ed. La Table Ronde, Paris, 1993, p. 267-268.
 

Le terme « méditation » pose problème en raison des idées reçues et erronées dues à l’usage linguistique et culturel que nous en faisons en Occident et qui ne correspond pas à l’enseignement du Bouddha.

C’est d’abord et surtout :  

    • un état de présence, d’ouverture, de lucidité et de réceptivité,
    • un exercice destiné à développer ces qualités d’ouverture, clarté, sensitivité et leur continuité dans l’action, dans la vie quotidienne.

 

Elle est souvent mal comprise comme :

  • un état de conscience modifiée,
  • un état sans pensée,
  • une concentration,
  • un repli sur soi,
  • une fuite hors de la réalité,
  • l’absorption sur un objet « spirituellement élevé ».

 

Shamatha Vipashyana

Kalou Rimpotché, La voie du Bouddha, Éditions du Seuil, Sagesses, page 217 à 231 :
 
" Dans l’approche habituelle de la méditation, vient en premier lieu la pratique dite de la "tranquillité de l’esprit", "shamatha" en sanscrit, "chiné" en tibétain. Elle apprend à "rester tranquille", à laisser l’esprit dans un état où s’apaisent les pensées et les passions ; elle permet de laisser son esprit posé sans distraction, paisible et tranquille. Puis vient la méditation de la vision supérieure - vipashyana en sanscrit, lhagtong en tibétain - amenant l’esprit à reconnaître sa propre nature, à comprendre par l’expérience directe sa vacuité, sa luminosité et son intelligence illimitée. L’esprit se reconnaît alors lui-même et accède finalement à l’expérience de Mahamudra. Il existe, en fait, différentes approches de shamatha et de vipashyana : le niveau spécial de Mahamudra, qui est l’ultime forme de vipashyana.
La pratique de shamatha stabilise l’esprit habituellement agité par ses pensées et ses émotions. En l’absence de stimulation, l’esprit agité se tranquillise. L’agitation de l’esprit est à l’origine de nos illusions et de nos conditionnements douloureux, et il est nécessaire d’apprendre à la laisser s’apaiser. Les progrès de shamatha introduisent l’esprit à un état de clarté, de repos et de paix, qui est aussi un état de félicité.

La pratique de vipashyana permet ensuite de reconnaître la nature même de l’esprit. Le repos de l’esprit est comparable à celui de l’océan, et la vision de sa nature à la réflexion de la lune dans ses eaux. Sur l’océan agité par des vagues la lune ne peut être vue clairement, alors que si l’océan est étale, elle se reflète avec précision. Lorsque l’esprit arrive à un état de repos complet, sa nature profonde peut se révéler. Le repos de l’esprit correspond à shamatha et l’expérience de sa nature à vipashyana.
Le mot tibétain pour "shamatha" est "chiné" ; il est formé de deux syllabes : "chi" qui signifie "tranquille" et "né" qui a le sens de "rester", "demeurer". Chiné -shamatha- est donc littéralement "rester tranquille". Le sens du mot explique celui de cette pratique qui est d’apprendre à l’esprit à rester au repos, en laissant tranquilles les émotions et pensées qui l’agitent et le perturbent.
Vipashyana, la "vision supérieure", se dit en tibétain "lhagtong". Lhag, veut dire "clair" ou "supérieur" et "tong" signifie "voir clairement", avoir une vision supérieure qui nous permet de reconnaître la nature de l’esprit, de voir clairement son état fondamental. Il y a des différences entre l’approche de shamatha et celle de vipashyana. La méditation de shamatha à un support, un objet, ou une référence (la respiration), même subtils, avec l’esprit » avec lesquels l’esprit médite, et une relation dualiste s’établit entre l’esprit et l’objet sont essentiellement un, ne sont pas deux et restent dans cet état. Dans vipashyana, de nombreuses pensées traversent l’esprit, mais elles ne sont ni entravées ni suivies. Elles s’élèvent et retombent, sans qu’il y ait lieu d’intervenir ; si nous les laissons ainsi s’élever, passer et disparaître, elles n’engendrent pas de conflits. L’esprit est clair et transparent » les pensées apparaissent à sa surface puis disparaissent, comme des vagues à la surface de l’eau : de l’eau elles émergent et dans l’eau elles s’évanouissent.
"

http://www.buddhaline.net/

 

 

Méditation au bureau
(sans en avoir l'air)

 

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